| Une
naissance
Ce ne fut donc pas une grande
surprise de lire dans le Journal "Sud Ouest" du 12
juillet dernier qu'un association regroupant les forces vives
de la Rive Droite venait de se constituer. Alain Raynaud en
est le président et inscrit son rôle "dans un tandem à
l'américaine" qu'il entend former avec son vice-président
Alain Moueix, pour lui succéder après trois ans. Plus d'une
centaine de propriétés adhèrent à cette association qui a pour
titre "Le Cercle des Grands Vins de la Rive Droite".
Plusieurs commissions sont créées : promotion, stratégie et
réflexion, technique, juridique et fiscale. Les fondateurs et
initiateurs de ce projet sont, de gauche à droite sur notre
photo: Jean-Daniel Rolland, Alain Moueix, Alain Raynaud, Pierre
Bourotte, Michel Querre et Eric Herguido.
Outre l'instauration d'une dégustation
des vins primeurs au printemps, le Cercle en organisera une
autre chaque année au début de l'automne pour les professionnels.
Un concurrent ou un complément
de l'Union des Grands Crus?
Jacques Ripoche souligne dans
le Sud Ouest: "indirectement, "l'Union des Grands
Crus" est à l'origine du "Cercle". Les fondateurs
en avaient lancé l'idée, en avril dernier, après avoir constaté
le succès international de la présentation des "primeurs"
de l'UGC. Après avoir constaté également le "déficit"
de représentation de la rive droite au sein de l'UGC, où sur
l'ensemble de 124 châteaux, 32 seulement proviennent de Pomerol
et de Saint-Emilion". Le
"Cercle" selon ses fondateurs ne se présente certainement
pas en concurrent mais veut se situer dit-il "complémentaire
offrant à Bordeaux une assise plus complète en rééquilibre les
deux pôles de production". 11 postes d'administrateurs
sont prévus: 1 pour les Bordeaux et Bordeaux Supérieurs, 1 pour
les "Côtes", 2 pour les Fronsac et Canon Fronsac,
2 pour les Pomerol, 1 pour les Lalande de Pomerol, 3 pour les
Saint-Emilion et 1 pour les Satellites de Saint-Emilion.
La Guerre des Grands Vins
n'aura pas lieu!
Nous avons appris, de bonne
source, que les présidents des deux associations se sont rencontré
amicalement avec des programmes concertés et un code de déontologie
qui va de soit. A la réflexion, il faut bien admettre que l'UGC
peut difficilement absorber chez elle beaucoup plus de nouveaux
membres qu'actuellement, sans changer fondamentalement le service
"cousu main" que son équipe permanente prodigue à
ses membres.
Aujourd'hui, plus que jamais
"Bordeaux" à la nécessité de s'unir et faire front
face à un marché plutôt morose.
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