| Il
y a l'Union des grands crus, essentiellement centrée sur la
rive gauche. Il faut désormais compter sur le Cercle de la rive
droite. Créée il y a dix-huit mois, cette association, qui rassemble
127 viticulteurs, a démontré, mardi à Chicago, qu'une place
était à prendre pour toutes ces appellations qui ne siégeaient
pas au sein de l'Union, présidée par Patrick Maroteaux. Seuls
Pomerol et Saint-Emilion y avaient en effet droit de cité. C'est
pourquoi plusieurs viticulteurs de la rive droite ont décidé
de se rassembler. Alain Raynaud, propriétaire de Château Quinault
l'Enclos, porte aujourd'hui leurs voix. Bordeaux supérieur,
Lussac-Saint-Emilion, Côtes de Castillon. Toutes les appellations
girondines situées à l'est de la Garonne peuvent désormais se
reconnaître dans ce tout nouveau cercle. Il faut néanmoins y
montrer patte blanche. Parmi les critères de sélection : la
maîtrise des rendements, les vendanges manuelles ou encore l'élevage
en barrique, résume Alain Raynaud. Mardi à Vinexpo Americas,
cinquante viticulteurs avaient fait le déplacement. Au total,
une centaine de crus ont été soumis à la dégustation des professionnels,
sommeliers, distributeurs ou journalistes. Les appellations
de la rive droite, qui n'ont pas connu en primeurs, contrairement
aux Médoc ou aux Pessac-Léognan, des envolées de prix notables,
misent sur un travail dans la durée pour asseoir un peu plus
leur crédibilité. Ainsi, à la fin du mois d'octobre, le Cercle
de la rive droite proposera de nouvelles dégustations. Ce sera
alors l'occasion d'apprécier le millésime 2003, après six mois
d'élevage, mais aussi de découvrir le millésime 2002, prêt à
être mis en rayon. Dans ce Cercle, tout le monde veut bien faire.
La clé d'entrée, c'est d'abord la qualité, insiste l'un des
membres, Philippe Raoux, du château de Viaud en Lalande-de-Pomerol,
qui pense déjà à une prochaine mobilisation publique : la Fête
du vin, début juillet. |