Sud Ouest /                            La rive droite défend son image ( 24 / 06 / 2004 )
 

VINEXPO AMERICAS. --Le Cercle de la rive droite, qui réunit 127 viticulteurs, est présent à Chicago

Il y a l'Union des grands crus, essentiellement centrée sur la rive gauche. Il faut désormais compter sur le Cercle de la rive droite. Créée il y a dix-huit mois, cette association, qui rassemble 127 viticulteurs, a démontré, mardi à Chicago, qu'une place était à prendre pour toutes ces appellations qui ne siégeaient pas au sein de l'Union, présidée par Patrick Maroteaux. Seuls Pomerol et Saint-Emilion y avaient en effet droit de cité. C'est pourquoi plusieurs viticulteurs de la rive droite ont décidé de se rassembler. Alain Raynaud, propriétaire de Château Quinault l'Enclos, porte aujourd'hui leurs voix. Bordeaux supérieur, Lussac-Saint-Emilion, Côtes de Castillon. Toutes les appellations girondines situées à l'est de la Garonne peuvent désormais se reconnaître dans ce tout nouveau cercle. Il faut néanmoins y montrer patte blanche. Parmi les critères de sélection : la maîtrise des rendements, les vendanges manuelles ou encore l'élevage en barrique, résume Alain Raynaud. Mardi à Vinexpo Americas, cinquante viticulteurs avaient fait le déplacement. Au total, une centaine de crus ont été soumis à la dégustation des professionnels, sommeliers, distributeurs ou journalistes. Les appellations de la rive droite, qui n'ont pas connu en primeurs, contrairement aux Médoc ou aux Pessac-Léognan, des envolées de prix notables, misent sur un travail dans la durée pour asseoir un peu plus leur crédibilité. Ainsi, à la fin du mois d'octobre, le Cercle de la rive droite proposera de nouvelles dégustations. Ce sera alors l'occasion d'apprécier le millésime 2003, après six mois d'élevage, mais aussi de découvrir le millésime 2002, prêt à être mis en rayon. Dans ce Cercle, tout le monde veut bien faire. La clé d'entrée, c'est d'abord la qualité, insiste l'un des membres, Philippe Raoux, du château de Viaud en Lalande-de-Pomerol, qui pense déjà à une prochaine mobilisation publique : la Fête du vin, début juillet.

Rodolphe Wartel, envoyé spécial