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dix-huit mois d'existence, le Cercle Rive Droite de Grands Vins
de Bordeaux peut déjà s'enorgueillir d'actions marquantes engagées
pour imprimer sa présence dans l'univers du vin bordelais. Le
temps est toutefois passé très vite et il convenait, après avoir
lancé notamment le rendez-vous des vins primeurs, qui s'est
soldé par un bilan positif, puis celui du temps des vendanges
pour permettre aux professionnels de redécouvrir quelques mois
plus tard les crus primeurs, de se donner un temps de réflexion.
Cela fut fait vendredi à l'espace du Vieux presbytère à Néac,
à l'occasion de l'assemblée générale du Cercle.
Après les questions
budgétaires, administratives et statutaires, deux longues heures
étaient consacrées aux questions touchant à la nature même et
au rôle du jeune Cercle, fort aujourd'hui de 127 membres issus
des quinze appellations que l'on rencontre sur les rives droites
de la Garonne et de la Dordogne.
Alain Raynaud,
président du Cercle a particulièrement insisté sur le label
qualitatif que le Cercle devait parvenir à représenter auprès
des consommateurs parle mieux d'une rigoureuse méthode de labellisation.
"Nous voulons que l'adhésion au Cercle soit prise comme
une véritable référence."
Une méthode qui
engage fortement chaque adhérent mais qui a été adoptée sans
réserve. Elle devrait donc être organisée en 2004 afin d'être
mise en oeuvre dès l'an prochain. |
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Un
fonds de garantie. Parmi les autres sujets évoqués, le "poids"
du Cercle fut abordé par Jean-Daniel Rolland, responsable de
la commission juridique. Il a invité avec ferveur les adhérents
à répondre à un questionnaire qui leur sera prochainement adressé,
en précisant toutefois qu'il ne s'agissait nullement de se montrer
indiscret. "Lors de ses travaux, la commission a dégagé
deux pistes intéressantes, expliquait-il, notamment la possibilité
de mettre en place un fonds de garantie. Nous ne sommes pas
tous égaux vis-à-vis de la situation difficile que nous traversons.
Certains ont des difficulté de trésorerie. Or, lorsqu'on est
seul face à un banquier, la discussion n'est pas la même que
si l'on est appuyé par un groupe fort et que l'on négocie un
besoin en trésorerie |
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global pour 50, 60 ou 100 propriétaires, sans être obligé de
passer par des warrants, hypothèques ou caution personnelles.
Et derrière cela se cache l'idée de l'assurance-caution. Si
vous adhérez à ce genre de projet, il est certain que nous pourrons
négocier des taux d'intérêts intéressants. Et peut être encore
mieux en faisant un pool d'assurances, même en négociant avec
des compagnies étrangères, car parfois en France, les assurances
ne jouent pas tout à fait le jeu." Jean-Daniel Rolland
convenait que "cela met un peu à mal notre individualisme"
mais il disait sa conviction "que cela permettra
d'obtenir des résultats intéressants." |
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En
rappelant avec sourire que "le Crédit Agricole a commencé
comme cela."
Primeurs et vendanges.
Alain Raynaud a également exposé les projets de promotion. Ainsi
le Temps des primeurs sera reconduit à l'Hôtel du Grand Barrail
dans une formule un peu différente de celle de l'an dernier.Le
Cercle prépare également la prochaine édition américaine de
Vinexpo à Chicago pour laquelle 83 membres du Cercle se sont
inscrits. Quant au projet de grande vente aux enchères depuis
Saint-Emilion et relayée par satellite dans plusieurs capitales
mondiales, il pourrait voir le jour à l'occasionn de Vinexpo
2005 |