Sud Ouest /                             Un poids à faire valoir : Mardi 20 janvier 2004

Après 18 mois d'existence, Le Cercle des grands vins veut mettre en valeur sa dimension économique et conjuguer ses différentes forces.

 

En dix-huit mois d'existence, le Cercle Rive Droite de Grands Vins de Bordeaux peut déjà s'enorgueillir d'actions marquantes engagées pour imprimer sa présence dans l'univers du vin bordelais. Le temps est toutefois passé très vite et il convenait, après avoir lancé notamment le rendez-vous des vins primeurs, qui s'est soldé par un bilan positif, puis celui du temps des vendanges pour permettre aux professionnels de redécouvrir quelques mois plus tard les crus primeurs, de se donner un temps de réflexion. Cela fut fait vendredi à l'espace du Vieux presbytère à Néac, à l'occasion de l'assemblée générale du Cercle.
Après les questions budgétaires, administratives et statutaires, deux longues heures étaient consacrées aux questions touchant à la nature même et au rôle du jeune Cercle, fort aujourd'hui de 127 membres issus des quinze appellations que l'on rencontre sur les rives droites de la Garonne et de la Dordogne.
Alain Raynaud, président du Cercle a particulièrement insisté sur le label qualitatif que le Cercle devait parvenir à représenter auprès des consommateurs parle mieux d'une rigoureuse méthode de labellisation. "Nous voulons que l'adhésion au Cercle soit prise comme une véritable référence."
Une méthode qui engage fortement chaque adhérent mais qui a été adoptée sans réserve. Elle devrait donc être organisée en 2004 afin d'être mise en oeuvre dès l'an prochain.
Le Cercle Rive Droite de Grands Vins de Bordeaux que préside Alain Raynaud entend faire valoir son poids économique                                                               Photo Alain Dané
Un fonds de garantie. Parmi les autres sujets évoqués, le "poids" du Cercle fut abordé par Jean-Daniel Rolland, responsable de la commission juridique. Il a invité avec ferveur les adhérents à répondre à un questionnaire qui leur sera prochainement adressé, en précisant toutefois qu'il ne s'agissait nullement de se montrer indiscret. "Lors de ses travaux, la commission a dégagé deux pistes intéressantes, expliquait-il, notamment la possibilité de mettre en place un fonds de garantie. Nous ne sommes pas tous égaux vis-à-vis de la situation difficile que nous traversons. Certains ont des difficulté de trésorerie. Or, lorsqu'on est seul face à un banquier, la discussion n'est pas la même que si l'on est appuyé par un groupe fort et que l'on négocie un besoin en trésorerie
  global pour 50, 60 ou 100 propriétaires, sans être obligé de passer par des warrants, hypothèques ou caution personnelles. Et derrière cela se cache l'idée de l'assurance-caution. Si vous adhérez à ce genre de projet, il est certain que nous pourrons négocier des taux d'intérêts intéressants. Et peut être encore mieux en faisant un pool d'assurances, même en négociant avec des compagnies étrangères, car parfois en France, les assurances ne jouent pas tout à fait le jeu." Jean-Daniel Rolland convenait que "cela met un peu à mal notre individualisme" mais il disait sa conviction "que cela permettra d'obtenir des résultats intéressants."
 En rappelant avec sourire que "le Crédit Agricole a commencé comme cela."

Primeurs et vendanges. Alain Raynaud a également exposé les projets de promotion. Ainsi le Temps des primeurs sera reconduit à l'Hôtel du Grand Barrail dans une formule un peu différente de celle de l'an dernier.Le Cercle prépare également la prochaine édition américaine de Vinexpo à Chicago pour laquelle 83 membres du Cercle se sont inscrits. Quant au projet de grande vente aux enchères depuis Saint-Emilion et relayée par satellite dans plusieurs capitales mondiales, il pourrait voir le jour à l'occasionn de Vinexpo 2005

Jean Pierre Tamisier